Rétro 18/08/2026Ajouter aux favoris

En 1976, Federico Faggin quittait Intel pour fonder Zilog et lancer le Z80, un processeur 8 bits qui allait équiper des dizaines de millions d'ordinateurs, de consoles et d'appareils pendant les deux décennies suivantes. Cinquante ans plus tard, il tourne toujours.
On se souvient de la première fois qu'on a ouvert le capot d'un MSX. Le Z80 était là, petit carré de céramique grise, estampillé "Zilog Z80A". On ne savait pas encore que ce chip avait été conçu à toute vitesse par une poignée d'ingénieurs qui venaient de claquer la porte d'Intel, emportant avec eux l'ambition de faire mieux que le 8080 qu'ils venaient de dessiner.
Federico Faggin, l'un des architectes de la famille Intel 8080 - et auparavant co-concepteur de l'Intel 4004, le tout premier microprocesseur commercial - a fondé Zilog en 1974 avec Ralph Ungermann. Masatoshi Shima, qui avait été le designer principal du 8080 chez Intel, les rejoignit peu après pour mener le développement du Z80. Deux ans après la fondation, en juillet 1976, sortait le Z80. La cible : concurrencer directement le 8080 d'Intel, avec plus de registres, un jeu d'instructions étendu, et un bus de données simplifié qui n'exigeait plus de chip support externe. À 25 dollars pièce, il était aussi moins cher.
La liste est vertigineuse. On ne peut pas la citer en entier sans oublier quelque chose d'important - alors voici les machines qui ont compté pour nous :
Les ordinateurs personnels de la grande époque :
Les consoles :
Les appareils qu'on oublie : Calculatrices Texas Instruments (TI-83+, TI-84), bornes d'arcade, automates industriels, modems. Le Z80 a survécu dans l'embedded longtemps après avoir disparu du bureau.
Lancé en juillet 1976. Fréquence d'origine : 2,5 MHz (puis 4, 6, 8, 10 MHz selon les variantes). Registres : 18 registres 8 bits (vs 7 pour le 8080). Estimations de production cumulée : plusieurs centaines de millions d'unités sur 50 ans. Encore en production en 2024 par Zilog (devenu filiale d'Onsemi).
Ce qui est remarquable avec le Z80, c'est sa longévité industrielle. Alors que ses contemporains ont disparu des catalogues dans les années 90, le Z80 a continué à être produit - sous des formes évoluées, en tant qu'eZ80 ou intégré dans des microcontrôleurs - pour des applications embarquées. En 2024, Zilog (aujourd'hui filiale d'Onsemi) a annoncé la fin de vie de plusieurs références - mais pas de toutes.
Cinquante ans. Un chip dessiné avant que la plupart des gens sachent ce qu'était un ordinateur personnel tourne encore dans des systèmes en production quelque part dans le monde. C'est peut-être ça, le vrai héritage du Z80 : pas seulement les machines qu'il a fait fonctionner, mais la culture technique qu'il a contribué à créer. Des milliers de développeurs ont appris l'assembleur sur du Z80. Des créateurs de jeux ont sculpté leur sens du pixel dans ses contraintes. Des ingénieurs embarqués ont construit des systèmes industriels qui tournent depuis trente ans.
Bonne anniversaire, petit chip gris.
Le Z80 a une présence discrète mais persistante dans la fiction geek. Dans la série Mr. Robot, le protagoniste utilise un ZX Spectrum émulé. Dans Halt and Catch Fire (AMC), les personnages débattent des mérites de processeurs contemporains du Z80. Et dans des dizaines de démos de la scène demoscene, le Z80 est encore soumis à des contraintes créatives par des artistes qui cherchent à extraire l'impossible de 8 bits.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.