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Le Zilog Z80, sorti en juillet 1976, souffle ses cinquante bougies. Bien plus qu'une CPU 8 bits : la matrice de nos premières machines, de la ZX Spectrum au MSX japonais, en passant par la Game Boy et sa descendance directe.
Cinquante ans. Nous nous souvenons - collectivement, à la rédaction - de cette petite puce noire à quarante pattes qui trônait au cœur des premières machines que nous avons tenues entre les mains. Le Zilog Z80, présenté en juillet 1976 par une jeune société californienne fondée deux ans plus tôt par Federico Faggin (celui-là même qui avait dessiné le 4004 puis le 8080 chez Intel), célèbre son demi-siècle.
Un microprocesseur 8 bits cadencé à l'origine à 2,5 MHz, rétro-compatible avec le jeu d'instructions du 8080 d'Intel - c'est ce qui a permis à Zilog de récupérer d'un coup tout l'écosystème logiciel CP/M existant. Là où Faggin a été plus loin que son ancienne maison : il a doublé le banc de registres (registres primaires + registres « prime »), ajouté deux registres d'index (IX, IY) qui ont fait la joie de générations d'assembleurs, intégré la logique de rafraîchissement DRAM sur la puce et unifié l'alimentation à 5 V - trois détails qui ont réduit d'autant le coût des systèmes construits autour.
Impossible de dresser une liste sans oublier la moitié :
Ce que le Z80 a fait, au fond, c'est démocratiser le fait de programmer. Pas parce qu'il était le plus puissant - le 6502 de MOS Technology l'a titillé sans discontinuer chez Apple, Commodore et Atari - mais parce qu'il était abordable, largement documenté, et présent dans des machines familiales. Nous avons appris l'assembleur sur cette puce, souvent parce que le BASIC embarqué n'allait pas assez vite pour un scroll horizontal fluide, et il fallait bien s'y coller.
Ce billet ouvre l'anniversaire du Z80 dans le fil puces-legendaires de geekkitsune. À venir : les cinquante ans du 6502 (l'an prochain), le portrait de Federico Faggin (qui a aussi contribué à la conception du 4004, premier microprocesseur commercial d'Intel), et le retour sur le Motorola 68000 qui a défini la génération suivante - Amiga, Atari ST, Sega Genesis, Neo Geo.
Cinquante ans plus tard, quelques Z80 tournent encore sur des projets neufs (RC2014, Agon Light) - preuve qu'une architecture bien pensée résiste au temps mieux qu'un noyau de gaming à la mode.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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