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Cinquante ans après sa sortie, le Zilog Z80 reste produit sur commande, tourne dans des dizaines de projets libres et hante encore les émulateurs. Retour sur la puce qui a façonné nos enfances.
Nous nous souvenons tous, d'une façon ou d'une autre, du bruit d'un cassettophone qui charge un jeu - les longues minutes bleu et jaune sur un ZX Spectrum, les pixels multicolores d'un Amstrad CPC, ou la mélodie de démarrage d'un MSX japonais. Ce qui reliait ces machines de trois écosystèmes différents, ce n'était pas leur écran, ni leur clavier, ni leur pays - c'était une petite puce carrée de 40 broches : le Zilog Z80.
Cinquante ans après sa sortie, le Z80 fête son demi-siècle. Et fait suffisamment rare pour être noté : il est encore produit (Zilog en a annoncé la fin de vie en 2024, mais des équivalents comme le Z84C00 et des rééditions restent disponibles), il tourne dans des projets libres actifs, il alimente une communauté rétro qui refuse d'en faire une pièce de musée.
Le Z80 sort en juillet 1976. Il est conçu par Federico Faggin, italien, ancien ingénieur d'Intel où il avait dirigé le développement du 4004 puis du 8080 - le tout premier microprocesseur 8 bits d'usage général. Faggin quitte Intel en 1974, fonde Zilog avec Ralph Ungermann, et attaque son ancien employeur sur son propre terrain : le Z80 est compatible binaire avec le 8080 (il exécute son jeu d'instructions) mais l'étend avec des registres supplémentaires (les fameux registres alternatifs A', BC', DE', HL'), une meilleure gestion des interruptions, et surtout un rafraîchissement DRAM intégré - le CPU peut piloter la mémoire dynamique sans circuit externe, ce qui divise le coût système.
Le succès est immédiat côté industriel. Le Z80 devient le CPU par défaut du CP/M, système d'exploitation qui régnera sur le micro-ordinateur professionnel jusqu'à l'arrivée de MS-DOS. Puis il passe dans le grand public.
Le Z80 a formé une génération entière à l'assembleur. Son architecture - instructions simples et lisibles, registres bien nommés, cycles machine documentés - en fait aujourd'hui encore une porte d'entrée pédagogique pour comprendre ce qu'est un CPU. Les projets [cours d'archi CPU rétro] utilisent presque toujours soit le Z80, soit son cousin le 6502, comme support d'enseignement.
Coté vivant : l'écosystème homebrew reste dense. Les cartouches maison MSX / Master System sortent régulièrement. Les émulateurs (Fuse pour Spectrum, RetroArch pour tout le reste) atteignent la précision cycle-exact. Des cartes Z80 modernes existent - le RC2014, machine kit inspirée des micro-ordinateurs S-100 des années 70, tourne autour de 200-300 € et permet d'apprendre l'architecture en soudant fer en main.
Trois raisons expliquent la longévité du Z80 :
Cinquante ans, c'est plus que la vie professionnelle d'un ingénieur. C'est deux générations qui ont, à leur tour, appris à programmer sur cette petite puce. Le Z80 est le contre-exemple parfait de l'obsolescence programmée : il a fait exactement ce qu'on lui a demandé, correctement, et il continue. Nous lui devons - au sens propre - nos premiers programmes, nos premiers bugs, nos premiers moments où nous nous sommes dit « ah, ça marche ».
Joyeux anniversaire, Z80. Rendez-vous dans dix ans.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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