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Nozomi Networks Labs documente Tengu, un botnet Linux multi-architectures qui abuse du watchdog kernel et réécrit les binaires de reboot pour survivre aux tentatives de nettoyage - le tout piloté en ChaCha20/Poly1305.
Nozomi Networks Labs a publié le 27 juillet 2026 l'analyse d'un nouveau botnet Linux baptisé Tengu, dérivé de la famille Mirai. Le malware cible sept architectures compilées : i386, amd64, MIPS, ARM, PowerPC, m68k et un payload APK pour les box Android TV - autrement dit tout l'écosystème IoT/SOHO plus une bonne partie des serveurs Linux exposés.
L'accès initial reste classique : bruteforce Telnet sur des identifiants par défaut. Ce qui change, c'est ce qui vient après.
Nozomi décrit quatre mécanismes de persistance empilés, dont un particulièrement inhabituel :
.bashrc, .profile).[kworker/0:0], ouvre le device watchdog (/dev/watchdog), l'arme avec un timeout de ~30 secondes, et n'envoie les keepalives que tant que le processus principal du malware tourne. Traduction : si un défenseur kill -9 le binaire, le watchdog matériel n'est plus rafraîchi → la machine reboot toute seule au bout de 30 secondes, et Tengu redémarre avec elle.reboot et shutdown sont écrasés par la chaîne ELFOOD, empêchant un arrêt propre pour investiguer.Le C2 tourne sur TCP/9931 vers 64.89.163.8, en chiffrement authentifié type ChaCha20/Poly1305 maison (le protocole d'enregistrement/heartbeat reste, lui, en clair - angle d'attaque intéressant pour les défenseurs). Capacités annoncées : 25 méthodes DDoS, proxy SOCKS5, exécution shell distante, collecte système/réseau, auto-update et récupération de payload via gateway IPFS.
Le watchdog kernel Linux est une brique légitime : il redémarre une machine bloquée. L'attaquant retourne cette fonctionnalité en anti-forensique : toute intervention active devient un déclencheur de reboot, ce qui perturbe la capture mémoire, coupe les sessions SSH et efface le tmpfs. C'est un pattern qu'on retrouve rarement dans les Mirai-likes classiques et qu'on va probablement voir se propager.
Le C2 en plaintext pour l'enregistrement laisse une signature réseau exploitable (regex sur les premiers échanges TCP/9931), même si le canal opérationnel est chiffré.
Encadré - à faire maintenant
.bashrc/.profile - Tengu se planque partout.[kworker/*] qui ouvrent /dev/watchdog sans droit légitime (c'est un anti-pattern).64.89.163.8:9931 en attendant les IOC complets de Nozomi.Si une machine reboot toute seule en pleine investigation, ce n'est plus un bug à ignorer - c'est un IOC.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.