Cybersécurité il y a 9 hAjouter aux favoris

Détourner l'agenda comme boîte aux lettres clandestine : HollowGraph utilise les événements Microsoft 365 - postdatés de vingt-quatre ans - pour exfiltrer des fichiers et recevoir ses ordres sans lever d'alerte.
Le chercheur en menaces Group-IB, relayé le 20 juillet 2026 par The Hacker News, documente une famille de malware baptisée HollowGraph, dont la particularité est d'utiliser des événements de calendrier Microsoft 365 comme canal de commande et de contrôle et comme coffre-fort d'exfiltration. Les événements créés portent des dates très lointaines - l'article cite l'année 2050 - pour ne pas apparaître dans les vues d'agenda usuelles (aujourd'hui, cette semaine, ce mois).
C'est Group-IB qui a nommé la souche et publié la description technique de l'implant ; The Hacker News en assure la diffusion.
Techniquement, HollowGraph s'appuie sur l'API Microsoft Graph : il crée, lit et modifie des événements d'un compte compromis. Les instructions du C2 sont écrites dans les champs de description ou de pièce jointe des événements ; les données volées y sont réencodées et déposées à leur tour. Aux yeux d'une passerelle réseau, il ne s'agit que de trafic HTTPS légitime vers graph.microsoft.com.
Cette technique n'est pas fondamentalement nouvelle - d'autres familles ont abusé de OneDrive, Teams, SharePoint ou Outlook - mais le calendrier a été jusqu'ici sous-surveillé. Deux raisons à cela :
C'est la double signature qu'il faut retenir : API Graph + horizon temporel anormal.
Toute organisation Microsoft 365 dont un compte utilisateur, un compte de service ou une application enregistrée (App Registration) est compromise. La bascule vers HollowGraph ne réclame pas de droits admin : les permissions calendrier standards suffisent.
Event.ReadWrite sur des événements dont la start.dateTime dépasse 2035. Le seuil est arbitraire, adaptez-le à votre horizon métier.Calendars.ReadWrite ; toute app peu utilisée avec cette permission mérite un consent removal.HollowGraph illustre la règle qu'on répète depuis des années : le C2 se cache là où le trafic est déjà légitime. Après GitHub, Discord, Telegram et Slack, l'agenda M365 devient une brique de plus dans l'arsenal des attaquants. Notre file de règles de détection doit suivre.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.