Cybersécurité 13/08/2026Ajouter aux favoris

Un mémo présidentiel mandate le National Coordination Center pour créer un programme de hack-back encadré. Les sociétés privées de cybersécurité pourront candidater à des autorisations d'attaques offensives contre des organisations criminelles étrangères.
Un mémo signé par Donald Trump mandate le National Coordination Center (NCC) pour établir un programme permettant aux sociétés privées de cybersécurité de candidater à des autorisations d'opérations offensives contre des organisations criminelles étrangères. En clair : le hack-back - longtemps une zone grise légale aux États-Unis - obtient un cadre officiel, au moins en intention.
Le mémo ne donne pas accès immédiat au hack-back. Il demande au NCC de construire le programme, avec ses critères d'éligibilité, ses limites et ses contrôles.
Côté entreprises de sécurité : celles qui travaillaient déjà dans une zone grise offensive (takedowns de Command & Control, disruption d'infrastructure criminelle, sinkholing) disposent maintenant d'un signal politique fort - et d'une possible voie de légitimation formelle.
Côté victimes : les cibles visées sont explicitement les "foreign cybercrime organizations" - groupes ransomware, fraude financière, etc. opérant depuis l'étranger. Les États-nations sont théoriquement exclus, mais la frontière entre criminalité organisée et acteurs étatiques est souvent poreuse (Russie, Corée du Nord, Iran).
Côté CFAA : le Computer Fraud and Abuse Act interdit historiquement toute action offensive contre des systèmes tiers, même en représailles. Un mémo exécutif peut créer un régime d'exception, mais ne modifie pas la loi elle-même. Une marge d'incertitude juridique subsiste.
La réaction de la communauté sécu reste divisée. Certains experts saluent la clarification des règles d'engagement ; d'autres s'inquiètent de l'absence de garde-fous explicites contre les opérations mal attribuées (et les dommages collatéraux sur des infrastructures partagées sont réels dans ce type d'opération).
Le Computer Fraud and Abuse Act (1986) érige en infédérale toute intrusion non autorisée dans un système tiers - même en représailles. Les tentatives législatives d'introduire un droit au hack-back (Active Cyber Defense Certainty Act, plusieurs versions depuis 2017) n'ont jamais abouti au Congrès. Le mémo Trump contourne ce blocage par voie exécutive, sans résoudre l'ambiguïté légale pour les entreprises agréées.
À faire maintenant :
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.